¡QUE VIVA MEXICO!

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Begin to eat the dust of Baja California

Welcome to Tijuana

Les papiers que nous donne à remplir la douanière me rappellent les contrôles de LV3: cual es su nombre? apellido? fecha de nacimiento?

Pour l’instant, mon espagnol niveau CM2 tient la route!

Le bus vient de faire halte à San Ysidro et nous sommes les seuls passagers européens: les formalités et le paiement du visa prennent un peu de temps, et je sens les regards appuyés des passagers qui n’attendent que nous, quand nous retournons à nos places.


Encore quelques kilomètres et nous arrivons à l’aéroport de Tijuana, où j’avais réservé la fameuse Jeep qui ne pouvait pas attendre une journée de plus.
Nous longeons le mur – en fait de grandes barres métalliques ajourées – qui sera quelques jours plus tard le théâtre d’un bien triste spectacle : la caravane de migrants venue du Honduras. Les hélicoptères et 9000 militaires américains sur-armés. Les tirs de balles en caoutchouc et les fumigènes.

David en t-shirt et pieds nus, contre Goliath déguisé en Robocop.

Me dicen el clandestino por no llevar papel

Au comptoir, la vendeuse m’explique que la Jeep n’est en fait pas disponible, et nous propose le modèle au-dessus en échange.

C’était bien la peine de faire toutes ces simagrées!!

Mon amour pour les loueurs de voiture grandit de secondes en secondes.
Charlotte a toujours le dos en compote, et l’heure et demie d’attente dans le parking de l’aéroport n’améliorent pas son mal.

Nous prenons finalement la route au volant d’un Dodge Gran Caravan flambant neuf: immense, confortable, pleins de boutons pour ouvrir et fermer les portes sans effort, comme un vrai Gringo. Jean les tripote tous et oublie vite la Jeep promise de longue date.


Nous ne traînons pas à Tijuana: ni Tequila, ni sexe, ni Marijuana pour cette fois.

Les baraquements et les échoppes qui longent la route me font penser à certains coins d’Afrique: les bords de route sont animés, les voitures plus cabossées et poussiéreuses qu’aux Etats-Unis, et les mauvais haut-parleurs crachent de la mauvaise musique mexicaine.

Ca sent la vie.

Tout est moins lisse, moins policé que de l’autre côté de la frontière, et ça nous fait du bien.

Nous passons Ensenada quand nous commençons à croiser d’étranges buggies survitaminés sur la route. Nous apprendrons bientôt que nous sommes au dernier jour de la « Baja 1000 », célèbre course off-road lancée en 1967, et au succès non-démenti depuis lors.

Premiers contacts

L’auberge Palomar où nous nous arrêtons à Santo Tomas est un point de ravitaillement de la course. Les portes sont recouvertes d’autocollants des différentes équipes, et j’observe un changement de pilote sur le bord de la route.

Dune Buggy

Le motel est tenu depuis 1948 par la même famille. Le fils nous prépare notre premier dîner mexicain, et Jean – qui sait y faire avec les grand-mères – dessine la tortue qui surnage dans l’aquarium.
Il est vite emmené pour un tour du propriétaire: des chiens, une tortue, l’autel et les offrandes aux ancêtres… et même une mouflette.


« On pourrait en avoir une à la maison? Moi je trouve que ça sent pas trop trop…»
« T’as raison, Jean! Ça empeste le sconse à 100 mètres à la ronde!… Et puis, elle s’entendrait pas avec ton squelette de rat… »

Les mexicains sont beaucoup plus tactiles que les américains, et je le retrouve le lendemain matin dans les bras de la grand-mère – une ancienne maîtresse à la voix douce – qui le couvre de baisers affectueux.

Premiers contacts avec le Mexique.
Première belle rencontre.

Nous reprenons la route et continuons de croiser quelques buggys et leurs pilotes encagoulés. L’étonnement et la surprise du début fait place à un peu de lassitude: nous avons davantage envie de croiser des locaux que des américains venus tester leurs derniers jouets chez leurs voisins mexicains. Heureusement pour nous, la course est terminée.


Pause déjeuner en bord de route dans un restaurant qui promet du wifi: contrairement aux Etats-Unis, ça marche vraiment ici!

Pollo Asado

Nous qui nous attendions à une route cahotique et terreuse, nous sommes surpris de constater qu’elle est bien souvent meilleure que celle empruntée en camping-car.

Le Dodge est hyper confortable, au grand bonheur de Charlotte, qui revit peu à peu.

Le soir, nous faisons étape à Baja Cactus, un joli motel tout en pierre à El Rosario. Et nous dînons dans le restaurant voisin – Mama Espinosa’s – une véritable légende locale aujourd’hui âgée de 104 ans, étape incontournable de tout participant à la Baja 1000. Là encore, les maillots et les autocollants de la course recouvrent la salle du sol au plafond.

Nous nous régalons de tortillas sous toutes ses formes: tacos, soupe ou fajitas, et repartons le lendemain, toujours en direction du sud.
La route est absolument magnifique, alternant plaines immenses et déserts de cactus géants.

Les blocs de granits roses sont plus nombreux qu’à Joshua Tree. C’est splendide. On parle histoire-géo avec Nine. Elle trouve ça moins splendide.

La côte Pacifique alterne avec les paysages désertiques.

Pour aller à Bahia de Los Angeles? C’est facile: tu vas tout droit pendant 800 kilomètres et tu prends la première à gauche. Tu peux pas la rater, de toutes façons y’a pas de 2è à gauche. Et après, ben, c’est tout droit.

Avec une seule route qui s’étend sur plus de 1500 kilomètres, un aveugle pourrait jouer les copilotes.

Selfie baleine

L’arrivée à Bahia des Los Angeles est majestueuse : une baie immense parsemée d’îlots désertiques, réserves ornithologiques.

Down by the bay

Le village est minuscule, et nous nous posons dans l’un des seuls restaurants du coin, face à la mer.

Des squelettes de baleines jonchent le sol. Un seul voilier dans la baie : celui de Lauren et Brian, un couple d’américains qui a tout vendu pour prendre la mer à bord de leur petit ketch, acheté un bon prix au Mexique.

A whale’s tale

Nous ne tardons pas à sympathiser avec eux. Ils nous donnent des habits dont ils ne servent plus tandis que nous échangeons sur nos routes respectives, enthousiastes et admiratifs à l’écoute de notre projet.

Sur leur carte qu’ils nous tendent pour rester en contact, une phrase qui résonne aussi pour nous:

«We travel not to escape life, but for life not to escape us»

Ce n’est que le début d’une longue série de rencontres, toutes aussi différentes qu’enrichissantes, qui donnent tout son sens à notre périple. Bientôt nous ne croiserons pratiquement plus que des voyageurs au long cours, en quête d’altérité, d’authenticité.

Nous arrivons en fin d’après-midi à Campo Archelon, un éco-lodge à l’écart du village, et sommes accueillis par Antonio.

Sur la plage abandonnée…

A tout hasard, nous demandons si nous pouvons voir des baleines, bien que nous ayons vu qu’elles n’arrivaient qu’en décembre dans ces latitudes.

« Oui! Il y en a en ce moment. »
Bien!
« Je peux vous arranger une sortie en mer avec un ami demain si vous voulez »
Muy Bien!
« … mais il faut être 8 dans le bateau, sinon c’est un peu cher »
Ah…
« Il y a justement une famille de 3 français dans leur camping-car au bord de la plage, et qui sont partants pour une sortie en mer.»
Excelente!

C’est comme ça que nous faisons la connaissance des « Pavamaé ». Pascal, Vanessa et leur fille Maëlys sont déjà passés par le Canada et les Etats-Unis. Eux sont partis pour un voyage de 18 mois, du nord de l’Amérique du nord au sud de l’Amérique du Sud.

Rendez-vous est pris pour le lendemain matin, où Angel nous fait monter sur son bateau encore sur la remorque, pour une mise en eau express.

Le guide est génial : sorte de Forest Whitaker à la sauce mexicaine, sourire vissé aux lèvres.

Love, exciting and new, come aboard, we’re expecting you!

Aucun bateau à l’horizon. La baie pour nous tout seul.

Première étape : Skull Island – Jean est dans son élément – au pied de laquelle nous ne tardons pas à apercevoir des otaries en pleine séance de toilette matinale.

«You guys want to go to the water and swim with them?»
Ah ouais? Carrément nager avec eux, pas juste les regarder??
«Ben, euh… Yes! Grave!»

Jean et moi nous lançons, go pro à la main.

L’expérience est mémorable: les animaux nous frôlent à quelques centimètres en plongeant comme des torpilles, avec une agilité incroyable.

Angel, né ici et récemment marié à une biologiste espagnole spécialiste des tortues marines, connaît tout de la faune et la flore locale, et nous explique tout ce que nous devons savoir dans un anglais parfait.

Vanessa, qui appréhendait cette sortie en bateau, n’a pas le temps de penser au mal de mer que déjà nous apercevons un couple de requins-baleine, bouche grande ouverte, occupés à gober tout le crill et les poissons volants qu’ils croisent.

Pour le commandant Cousteau, la Mer de Cortez est «l’aquarium du monde».

Nous le vérifions alors que nous commençons à nager vers les paisibles mastodontes. Aucune peur – à part pour Nine, moyennement rassurée – mais un sentiment de sérénité immense.

Peace and tranquility to earth

Bien sûr, Angel nous rappelle quelques règles élémentaires: ne pas crier, ne pas toucher, ne pas nourrir.
Même Jean respecte les instructions à la lettre, lui qui d’habitude ne sait  que crier en tripotant tout ce qu’il voit.

 

Nous en croiserons 8 dans la matinée,le record de l’année pour Angel, qui ne cache pas son plaisir en débusquant leurs ailerons affleurant à la surface.

Le temps d’une pause sur une plage paradisiaque, et nous apercevons une tortue sur le chemin du retour.

Bahia de Los Angeles nous a tous envoûté. Entre la gentillesse de nos hôtes, la beauté d’une nature omniprésente et préservée, la jolie rencontre avec les français, Nine commence à se dire que tout ce qui se termine par «Los Angeles» est décidément trop cool!

Nous ne sommes que lundi mais la route jusqu’à Cabo San Lucas est encore longue, et nous devons repartir si nous voulons rendre la voiture à temps samedi prochain.

On the road again

Le sourire du chien

Nous arrivons en début de soirée à San Ignacio, et l’hôtel que nous avions réservé la veille est en fait complet. Merci Booking: ce sera notre première et dernière fois, promis!
Tout le monde est épuisé après 4 heures de mer et autant de route, et nous échouons au Motel Fong, juste à la sortie de la ville.

Les chambres à l’hygiène douteuse n’inspirent pas trop les filles, mais nous n’avons pas la force d’aller ailleurs.
Nous dînons de hot dog dans la guitoune en face, et croisons Nano Fong, le propriétaire des lieux, qui en profite pour faire des tours de magie aux enfants.

Nano & the nanettes

Le lendemain matin, il sort son bandolero pour chanter la sérénade à Charlotte, dans la cuisine en parpaings de l’hôtel. Nous apprendrons plus tard qu’il a eu 1000 vies, de clown à magicien, en passant par acrobate à vélo.

Oh! Sole mio…

Tout le monde se réjouit de cette rencontre improbable, et Jean serait bien resté là, avec Nano et son chien qui sourit sur commande (enfin, surtout si on a une bonne saucisse à la main!).

Nous faisons un tour du village bâti par des missionnaires. Nous y apprenons qu’ils se sont appliqués à exterminer tous les indigènes trouvés sur place, après leur avoir refilé toutes les maladies de la terre. Charmant.

Pause déjeuner à Santa Rosalia, une petite ville minière de bord de mer construite par des français.

Ambiance far-west et église dessinée par Gustave Eiffel himself.

Pili & Mili

Nous arrivons en fin de journée à la Posada del Sol, km 112 Hwy 1, Bahia Concepción, Mulegé, dans un hameau aux allures paradisiaques tenu par Herman et sa famille. Charlotte sympathise avec la cousine d’Herman et sa maman, qui papotent en cuisinant des plats simples mais tous délicieux dans leur boulangerie-restaurant.

 

Jean joue avec les deux chihuahuas de la maison –Pili et Mili- et ne résiste pas à échanger avec Tadeo, dans une langue parlée par tous les enfants du monde: la bagarre à coups de sabre laser de Star Wars!

Hot-dog double saucisse

Louise est charmée par les colibris présents en nombre, les perruches et l’énorme perroquet.

Une ballade sur la plage nous suffit à comprendre que ce paradis est presque exclusivement habité par des retraités américains, venus passer l’hiver au chaud. Ce côté «Les Hespérides» au soleil nous gâche un peu le plaisir, mais nous nous régalons des plats cuisinés minute et toujours accompagnés de grands sourires.

Nous reprenons la route le lendemain matin, et faisons étape à Loreto, charmante petite cité balnéaire.
Dans le restaurant, nous croisons deux Suisses tatouées, voyageuses au long cours. Parties depuis quelques mois, elles envisagent de boucler leur tour d’Amérique en stop en cinq ou six ans…

Chiens d’la casse

L’étape du soir nous amène à Ciudad Constitucion: une ville-étape pour camionneurs sans aucun intérêt.

En marchant dans les rues sombres et poussiéreuses, Jean nous fait une confidence:

« Moi ce que je préfère au Mexique, ce sont les chiens, et les casses de voitures. »

Voilà qui contrebalance avec les rêves de villa luxueuse de sa sœur!

Ginette

Lorsque nous arrivons le lendemain à Todos Santos, un panneau «Tortugas» retient notre attention.
Renseignement pris, nous comprenons qu’une association récupère les œufs pondus par les tortues, et les relâche après les avoir incubés à l’abri des prédateurs.

Nous posons nos affaires dans un hôtel qui ne paye pas de mine, mais géré par une famille adorable, et de bon conseil.

Nous arrivons sur la plage en fin d’après-midi. Contre une modeste « donation » de 100 pesos par personne-moins de 5€- et après un briefing des volontaires, nous nous voyons confier une noix de coco chacun, dans laquelle on dépose une minuscule tortue.

Une ligne est tracée au bâton près du rivage – interdiction de la dépasser – et, au signal du volontaire, chacun déverse sa petite tortue sur le sable, en veillant à ne pas la toucher pour éviter toute contamination.

Nous sommes tous émerveillés par le spectacle de ces petites bêtes sourdes et quasi-aveugles, qui tentent maladroitement de rejoindre la mer, seulement guidées par la lumière et leur instinct.

Evidemment, la tortue de Charlotte – Ginette pour les intimes – est bonne dernière et met 50 plombes avant de se faire avaler par les rouleaux de l’Océan Pacifique.

 

Nous apprenons que seules 2% d’entre elles survivront à leurs prédateurs et aux dangers que leur réserve l’océan.

Comme si cela ne suffisait pas, nous admirons un splendide coucher du soleil sur la plage qui se vide rapidement.

They said it changes when the sun goes down

Hotel California

Après une courte balade dans les jolies rues du centre, nous nous offrons un verre à l’hôtel California, que Charlotte avait repéré, mais qui dépassait de loin notre budget.

A la table voisine, une famille d’Américains engagent la conversation avec nous.

Douglas et sa femme Denise ont profité des quelques jours fériés de Thanksgiving pour descendre de San Francisco avec leur fils Brady, sa femme Kelly et leur petite fille Avery, âgée seulement de quelques mois.

Ils sont plus qu’adorables, amoureux de la France au point de nous dire qu’ils ont trouvé les Parisiens hyper accueillants et aimables, lors de leur dernier voyage!

Brady – sosie de mon cousin Vincent – attend impatiemment qu’Avery grandisse un peu pour partir lui aussi en voyage.

The Andrews family

Spontanément, Douglas nous offre un dessert : peut-être nous avait-il vu nous jeter sur le plat que nous avons partagé 5 minutes avant pour cause de budget serré!!
Il nous dit être prof de dessin, et accepte de donner un cours à Jean, qui ne rate pas une miette de ses précieux conseils, et reproduit immédiatement ses dessins avec une dextérité qui nous étonne tous.

… Un tour sur son site suffit à nous rendre compte qu’il n’est pas tout à fait du même niveau que Mme Le Goff, ma prof sadique du lycée!!!

Nous n’oublierons pas cette belle rencontre, et Jean promet d’envoyer ses dessins à Douglas, son nouveau maître.
Nous sommes tous conquis par leur gentillesse et leur coolitude toute californienne.

Cette journée résume sans nul doute ce que nous sommes venus chercher dans ce voyage : de belles rencontres, et des expériences exceptionnelles.

LaPaz! Tout le monde descend!

Charlotte comme les enfants sont un peu saoûlés par le rythme intense que nous avons depuis une semaine, et nous convenons que je ramène seul  la voiture à Cabo San Lucas après les avoir déposés à La Paz, où nous avons prévu de passer deux jours.

Pendant qu’ils profitent de la plage, j’arrive après trois heures d’une route magnifique dans ce qui ressemble à s’y méprendre à l’enfer sur terre: l’aéroport de San José del Cabo.
Musique à fond, paillottes en plastique qui ne vendent que de la Tequila et de la mauvaise bière, et un milliard des pires américains de la planète qui sirotent des cocktails improbables en fumant d’énormes cigares.

Les prix sont prohibitifs et on ne peut payer qu’en dollars.

Je m’échappe dans un taxi collectif jusqu’à Cabo San Lucas, d’où je prends un bus pour rejoindre le reste de la tribu en fin de journée après plus de dix heures de transport.

Heureusement, nous avons posé nos valises au Peace Hostel, un super endroit où se mêlent toutes les nationalités. Ambiance « Auberge Espagnole » garantie, mais sans Romain Duris.

Will, l’américain passé par Hawaï revient avec deux énormes poissons pêchés au harpon l’après-midi même et les cuisine pour ceux qui veulent. Francisco nous conseille sur les Chiapas, sa région de naissance. Lou nous raconte qu’elle a quitté Toulouse pour des cieux plus cléments. Adrien vient de Lyon et travaille dans l’événementiel. Dan est irlandais et traverse les Amériques du nord au sud après avoir parcouru les mers du monde entier en travaillant sur un yacht. Charlotte sympathise avec Leïla, qui a mis son boulot à la Cinémathèque entre parenthèses pour embarquer sur un bateau de pêche en Alaska, tandis que j’échange avec David, qui termine son tour de 5 mois avant de revenir à Barcelone pour y monter sa boîte.

Je me sens vieux mais l’ambiance est bonne et les rencontres intéressantes.

Leila nous conseille d’aller à Balandra, une plage un peu à l’écart de la ville. On se promène sur le malecón, et on déjeune dans la vieille ville avant de filer vers la plage.
Lagon turquoise et banc de sable au milieu de la baie. Après l’enfer de San José, une certaine idée du paradis.

¡Adios Baja! gracias por su bienvenida


Goodies

Livres à lire« Dans la mer de Cortez » de John Steinbeck.  Le carnet de voyage de son expédition en Baja California, une petite bible de l’écologie avant l’heure. Sans le savoir, nous avons suivi ses traces jusqu’à Bahia de Los Angeles. Et un beau livre, « Baja California, la perle du Mexique »  qui nous a fait rêvé avant de partir.